A. TRILLARD : «on ne peut qu’être atterré par cette persistance dans l’aveuglement...!»




EDITORIAL D'ANDRE TRILLARD

L’affrontement sur le terrain des idées reste ce qui fait la grandeur du politique et, surtout, nous garantit de vivre en démocratie. Chacun est libre de professer des idées de droite, du centre, de gauche…

Par contre, lorsque c’est aux réalités que s’affrontent aveuglément les politiques, l’échec est inévitable.

Ainsi de la plupart des socialistes, accrochés aux vieilles lunes du traitement social du chômage, à l’intangibilité des 35 heures et aux bienfaits de l’emploi public, telles « des berniques à un rocher »…

Oubliant que la création d’emploi n’est pas seulement un objectif mais une résultante, ils refusent obstinément de voir que l’emploi public - aussi respectable et nécessaire soit-il -, n’est qu’une création de postes et que c’est l’entreprise, et elle seule, qui nourrit l’emploi marchand.
 
Pour cela, il lui faut moins de charges, moins de normes, moins de charges sociales, un code du travail simplifié, de la flexibilité et des salariés formés en fonction des besoins des entreprises. Il faut aussi et surtout un carnet de commandes et donc de la compétitivité.

Cela s’appelle du libéralisme économique, et ce n’est pas un gros mot : c’est juste une réalité incontournable, qui a permis à l’Allemagne de créer 482 000 emplois entre 2013 et 2015, à l’Espagne 651 000 et même à l’Italie 288 000, pendant que, dans le même temps, la France en créait ………57 000 !

Alors quand François Hollande - plus de 30 ans après les premiers emplois jeunes, TUC, CES et autres emplois aidés - dont on connaît les résultats en terme de résorption du chômage ! - détaille le 18 janvier un énième plan d’«urgence» contre le chômage, sans évoquer le financement des deux milliards nécessaires, on ne peut qu’être atterré par cette persistance dans l’aveuglement...

suite de la Lettre d'information d'André TRILLARD en pièces jointes